Après un été marqué par une forte sécheresse et des températures extrêmes, la question de la rétention d’eau du sol et de sa disponibilité pour les cultures est au cœur des préoccupations agricoles.

Pour autant, aucun sol ne peut retenir une eau qui n’est pas apportée. Améliorer la capacité d’un sol à stocker et à restituer l’eau ne permet pas de faire disparaître un déficit hydrique.

En revanche, à quantité de pluie équivalente, tous les sols ne réagissent pas de la même manière. Structure, matière organique, humus et activité biologique influencent la manière dont l’eau s’infiltre, se stocke et reste disponible pour les cultures.

Alors, qu’est-ce qui explique ces différences et quels leviers peut-on activer ?

Rétention d’eau du sol : une question de structure

Lorsqu’une pluie arrive, une partie de l’eau peut ruisseler, une autre s’infiltrer dans le sol et une autre encore s’évaporer. Mais infiltrer l’eau ne signifie pas nécessairement la stocker là où elle pourra être utilisée par les cultures.

La capacité de rétention d’eau du sol dépend notamment de sa structure et de sa porosité. Un sol bien structuré possède une porosité favorable à l’infiltration de l’eau. Il permet aussi de la retenir dans la zone explorée par les racines.

À l’inverse, un sol dégradé peut favoriser le ruissellement. L’eau peut aussi s’infiltrer rapidement sans rester suffisamment dans la zone racinaire. Dans les deux cas, une partie de l’eau apportée par la pluie peut ainsi échapper aux cultures.

Lorsque les pluies s’espacent et que la sécheresse s’installe, la capacité du sol à conserver une réserve en eau accessible aux racines prend alors toute son importance.

Un sol riche en humus : un atout face aux aléas climatiques

La matière organique constitue l’un des leviers permettant d’agir sur les propriétés physiques du sol.

Elle contribue à former et stabiliser les agrégats du sol. Ces agrégats participent ensuite à sa structure et à l’organisation de ses pores.

Au cours de sa transformation, une partie de la matière organique contribue également à la formation d’humus. Véritable réserve organique du sol, l’humus participe à sa capacité à retenir et à restituer progressivement l’eau. Associé à une structure favorable, il contribue ainsi à créer cet « effet éponge » qui permet au sol de mieux valoriser l’eau disponible.

La vie du sol participe aussi à sa capacité à gérer l’eau

La structure d’un sol n’est pas figée. Elle évolue sous l’action de nombreux processus physiques et biologiques.

L’activité des micro-organismes contribue notamment à la transformation de la matière organique et aux interactions qui participent au fonctionnement du sol.

Cette activité biologique participe donc au fonctionnement global du sol. Un sol biologiquement actif et bien structuré offre de meilleures conditions pour l’infiltration de l’eau et le développement racinaire.

C’est l’interaction entre fertilité physique, fertilité biologique et fertilité chimique qui permet au sol de fonctionner au mieux.

Peut-on améliorer la capacité d’un sol à gérer l’eau ?

Il ne s’agit pas de chercher une solution qui permettrait de « stocker de l’eau » indépendamment des conditions climatiques. L’objectif est plutôt de préserver ou améliorer les propriétés du sol qui permettent de mieux valoriser l’eau disponible.

Cela passe notamment par une attention portée à :

  • la structure du sol et sa limitation de la compaction ;
  • la matière organique et sa qualité ;
  • l’activité biologique ;
  • le développement et l’exploration racinaire.

Ces leviers sont interdépendants. C’est pourquoi une approche globale de la fertilité du sol peut contribuer à renforcer sa résilience face aux périodes de stress hydrique.

Des solutions organiques pour agir sur le fonctionnement du sol

Chez OvinAlp, cette approche guide la conception de nos fertilisants organiques élaborés : au-delà de l’apport d’éléments nutritifs ou de matière organique, il s’agit de proposer des solutions dont les propriétés agronomiques contribuent au fonctionnement du sol.

Pour les cultures pérennes, OVITONIC associe une base organique issue de fumier de mouton sélectionné dans les Alpes (IGP Sisteron), composté pendant 12 mois selon un procédé maîtrisé, à des matières et éléments fertilisants complémentaires. Cette formulation lui confère à la fois un apport en éléments nutritifs et un potentiel humique élevé. Ovitonic s’inscrit ainsi dans une approche globale de la fertilité, en agissant à la fois sur les apports fertilisants et sur la matière organique du sol.

En grandes cultures, ALÉRION est un amendement organique complet, conçu pour contribuer à l’entretien et à l’amélioration des trois fertilités du sol. Avec ses 600 espèces de micro-organismes et ses 120 kg d’humus stable par hectare, Alérion constitue une base solide pour restaurer le potentiel agronomique des parcelles.

Dans les deux cas, le raisonnement ne porte pas sur la quantité de matière apportée. Il prend en compte sa qualité, sa transformation et ses propriétés agronomiques. Une matière organique ne constitue pas, à elle seule, un levier agronomique. Sa transformation détermine en grande partie sa valeur pour le sol.

Retenir davantage l’eau commence par mieux faire fonctionner le sol

Préserver la structure du sol, favoriser une activité biologique dynamique, entretenir la matière organique et permettre aux racines d’explorer efficacement le sol sont autant de leviers qui peuvent contribuer à mieux valoriser l’eau lorsqu’elle est disponible.

Pour aller plus loin

Découvrez notre livre blanc sur la santé des sols et approfondissez le rôle de la matière organique dans la structure, la fertilité et la capacité du sol à mieux gérer l’eau.